KWS : comptes rendus de lecture sur la Science-Fiction

Bram Stoker : la Palissade rouge

récits fantastiques réunis en français en 1997

chronique par Noé Gaillard, 1998

par ailleurs :

Vampire oblige, il semblerait que chaque maison d'édition se doive d'explorer la veine… Jean-Pierre Krémer, si l'on en juge par les œuvres de Bram Stoker publiées en 10|18 et chez José Corti par ses soins, est un “spécialiste” de cet auteur. Il nous propose ici quatre nouvelles et deux extraits de roman plus une lettre de la maman de Stoker.

Un livre à ranger avec les autres curiosités de votre bibliothèque en espérant qu'il prendra de la valeur, car on se demande pourquoi exhumer des productions aussi datées xixe siècle.

Les idées, peut-être intéressantes pour l'époque, sont noyées sous un flot de précautions oratoires que la traduction ne cherche pas à alléger — disons, pour être indulgent, que la traduction rend bien la lourdeur du style de l'auteur.

La bio qui suit insiste sur les tendances homo refoulées de l'auteur, grand admirateur de Walt Whitman, en prenant comme base de démonstration le fait que dans les romans de Stoker il soit souvent question de trio — deux hommes, une femme. Rien de bien nouveau sous le soleil et surtout rien qui donne vraiment envie de lire autre chose que Dracula.

À moins que vous ne soyez un fan inconditionnel de Stoker, ce livre offre vraiment peu d'intérêt. Et encore ! Cette explicitation à la Sainte-Beuve de l'œuvre par la vie ne va peut-être pas vous plaire. Je pense que ce type de présentations-critiques (?) a fait son temps… On devrait être aujourd'hui en mesure d'analyser l'œuvre en elle-même, d'en montrer l'intérêt (?) par son contenu, son style et non par ses rapports avec son auteur. À moins que son seul intérêt repose sur ces rapports. Allez donc plutôt lire Robert Louis Stevenson…

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